3 messages reçus émis en Aout pour nous inciter puis nous exhorter à donner en faveur du Pakistan: message personnel, témoignages et visuels.
Il est d’autant plus important de se mobiliser que, comme le rappelait un article publié le 18/08/10 par Julie Schneider sur Youphil, Le Pakistan, n’est « pas assez sexy » pour les donateurs. D’abord, le Pakistan est perçu en occident comme une menace islamiste. De plus, la catastrophe est survenue en plein été, à un moment où les entreprises et fondations d’entreprises tournent au ralenti dans leur action de soutien aux causes sociétales,et où les particuliers sont en vacances, aspirant à laisser leurs problèmes et ceux des autres de côté. Enfin, citant Antoine Vaccaro, J.Schneider rappelle que « tous les quatre ou cinq ans se produit une bulle de générosité qui a besoin de temps pour se reconstruire« , et qu’à ce titre la catastrophe haitienne est un peu proche dans le temps.
Donnons.
> Solidarités International, 25 Aout
- Message d’Alain Boinet
Pourquoi un nouvel appel pour les sinistrés des inondations au Pakistan ?
- Parce que nous manquons cruellement de fonds et que les besoins sont immenses: 4,6 millions de personnes sont sans abri et 3,5 millions d’enfants sont exposés aux maladies*…
- Parce que nous pensons que, contrairement à ce que disent les médias, vous savez faire la différence entre les populations sinistrées et le contexte politique du pays et que vous vous sentez concernés par la souffrance de ces familles et de ces enfants qui ont impérativement besoin d’aide.
- Parce que les témoignages de nos équipes de volontaires sur place sont particulièrement alarmants :
« C’est incroyable, il y a de l’eau partout [...] parfois jusqu’à 20kms du lit du fleuve. Et jusqu’à 4 mètres de hauteur par endroits. [...] Le manque de nourriture, d’abris et surtout d’eau potable commence à être très critique. » François, coordinateur logistique
« Les personnes ont été très touchées par ces inondations et à ce jour, tous les besoins d’urgence ne sont pas encore couverts, malgré les efforts de tous les acteurs. » Khuram, ingénieur hydraulicien Pakistanais
Alors, aujourd’hui, je vous invite à faire un don exceptionnel.
Je compte sur vous et votre générosité.
Merci d’avance pour votre soutien , et merci à ceux qui nous ont déjà soutenu.
Très cordialement,
Alain BOINET
Directeur général et fondateur
SOLIDARITES INTERNATIONAL »
> Solidarités international, 16 aout
Des pluies torrentielles se sont abattues sur le Pakistan : c’est une catastrophe d’une immense ampleur, le pire désastre naturel que le pays ait connu.
Près de 1 600 personnes sont décédées, près de 20 millions de personnes sont affectées, et 3,5 millions d’enfants sont fortement exposés aux maladies.Les besoins de ces personnes sont immenses : nourriture, abris, eau potable. Les risques d’épidémies dues à l’eau stagnante sont considérables.
Pour rendre compte un peu mieux de l’ampleur de la catastrophe, je vous invite à consulter ce lien. Vous y trouverez quelques photos prises par l’AFP, REUTERS, AP. qui relatent parfaitement la situationUne équipe de volontaires humanitaires de SOLIDARITES INTERNATIONAL est déjà sur le terrain et travaille sans relâche afin de porter secours aux familles pakistanaises.
Cette intervention d’urgence au Pakistan n’est possible que grâce au soutien de nos fidèles donateurs. Merci à ceux qui nous ont déjà soutenu.

Nous manquons de moyens et nous avons vraiment besoin de vous pour assurer une aide à ces familles qui ont tout perdu.
Pour soutenir notre action par un don, cliquez ici.
Merci d’avance pour votre précieux soutien, au nom de toutes les équipes de SOLIDARITES INTERNATIONAL.
Sincèrement,
Eugénie BRIERE
Chargée des Relations Donateurs et Testateurs
SOLIDARITES INTERNATIONAL
> « ACF« , 11 aout
- 3 questions à Daniel Holmberg, Chef de mission Pakistan
« Quelle est la situation sur le terrain ?
Daniel Holmberg :Il est toujours très difficile d’atteindre les populations sinistrées dans le nord-ouest du pays notamment dans la vallée de Swat. Les inondations ont été énormes et elles ont touché des personnes qui avaient déjà survécu au conflit de l’an dernier. La plupart ont tout perdu et la situation est bien pire que celle qui a suivi le tremblement de terre de 2005.
Je pense que nous avons atteint le pic de la catastrophe. L’aide humanitaire commence tout juste à arriver. Jusqu’à présent, seule l’armée a pu atteindre par hélicoptère les zones les plus reculées. Les axes de communication commencent à peine à s’ouvrir et toutes les ONG tentent d’accéder, par tous les moyens, aux populations sinistrées. Les humanitaires se déplacent en taxi, à dos d’âne, à pied pour essayer de rejoindre ces zones.
Il pleut toujours beaucoup, notamment à Sindh dans le sud, mais aussi dans le nord-ouest du pays.
Concrètement, qu’allez-vous faire pour venir en aide aux sinistrés ?
D.H. : Action contre la faim était sur le point de lancer un programme dans le district de Dir. Nous prévoyons également d’agir dans deux autres districts du nord-ouest, Charsadda et Nowshehra, pour venir en aide à environ 75 000 personnes. Ce sont des zones qui ont été largement inondées.
La priorité aujourd’hui est de contenir le risque de propagation de maladies, comme le choléra en distribuant de l’eau potable, des produits sanitaires, en faisant de l’éducation à l’hygiène… Ensuite, nous mettrons en œuvre des activités de relance économique du type « argent contre nourriture » pour ces populations qui avaient perdu leur récolte à cause du conflit de l’an dernier et sont désormais privés de leurs biens et de leurs sources de revenus.
Nous serons opérationnels très prochainement. Nous sommes en train de recruter des personnes sur place pour nous aider. Notre équipe est actuellement composée d’une quarantaine de salariés et il y a au Pakistan beaucoup de personnes qualifiées dans les secteurs de l’hygiène ou de l’assainissement.
Craignez-vous le manque de mobilisation internationale et de fonds ?
D. H. : Oui, cela nous préoccupe. Actuellement, les fonds débloqués par la communauté internationale ne sont absolument pas en adéquation avec l’ampleur des besoins. Nous craignons que les donateurs soient fatigués de passer d’une catastrophe à l’autre. Certains évènements, comme le désastre à Haïti, captent l’attention du monde. Mais pas tous… Il est difficile depuis le Pakistan de juger la couverture médiatique qui est faite de ces inondations, mais j’espère que l’image du Pakistan ne sera pas préjudiciable à sa population.
Les besoins de base de la majorité des sinistrés devraient être pris en charge dans les prochains mois, mais le challenge, au-delà de ces besoins immédiats, se joue à long terme. Il faut que les bailleurs s’engagent sur la durée. Encore une fois, l’impact des ces inondations est bien plus important que celui du tremblement de terre de 2005. Les gens ont perdu leurs plantations, leurs récoltes, certainement leurs systèmes de canalisation… Il faudra des années pour qu’ils s’en relèvent. »




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