Extrait de l’article écrit par Bernard Deljarrie, Cap Com, 30 mars 2010: « La communication publique sur le développement durable est appelée à de profonds changements »
En ouverture de la semaine du développement durable, se sont tenus à Angers les secondes Rencontres nationales Communication et DD. Pour les participants de ce séminaire, la communication publique sur le DD semble être à la veille de profonds changements. Une certaine overdose des messages DD, greenwashing et discours culpabilisants, se fait sentir dans l’opinion. Des doutes s’immiscent dans le concept même de DD, fragilisé par un débat scientifique complexe et par un usage très politique. Dans ce cadre, la communication publique doit aujourd’hui moins porter des certitudes et davantage chercher, autour des problématiques de développement durable, à recréer du débat, de la concertation, de la participation sur les politiques publiques.
Ils étaient plus de soixante communicants et responsables DD de collectivités locales rassemblés deux jours durant, les 25 et 26 mars derniers à Angers, pour travailler ensemble sur les démarches et les outils d’une véritable stratégie de communication DD.
« La première partie des Rencontres Communication et Développement durable, autour notamment de Sylvie Labansat, Patrice Joly et Laurent Defraucourt, a donné l’occasion de décortiquer les messages actuels sur le DD et la perception qu’en ont les publics. Cet échange a conduit à réaffirmer qu’au delà de la mise en place d’actions de communication environnementales et comportementales et de la conception d’outils d’éco-communication, la communication publique à un rôle essentiel à jouer pour porter les politiques publiques qui s’appuient sur les valeurs du DD.
Mais il faut pour cela parvenir à traduire une grande vision en messages pratiques, porteurs d’une possibilité de réponse pour chaque personne ou groupe. « Choisir des messages simples utilisant des codes familiers. Adopter une formulation résolument positive. Dissocier le quotidien de l’exceptionnel. Proscrire la langue de bois en admettant qu’il s’agit d’une démarche de progrès. Communiquer sur les progrès réalisés à l’échelle nationale afin de valoriser les efforts fournis localement. Mettre en évidence les deux niveaux de bénéfice : personnel & collectif. Communiquer sur la durée (itérativité) en dosant la communication technique et la communication institutionnelle. Communiquer par l’exemplarité et la preuve ». Autant de règles et de conseils, abordées lors de ce séminaires, qui fondent une bonne communication. » (…)
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Cap Com, Ressources en communication publique et territoriale

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